Nouvelle expo à la Pinacothèque de Paris

imageimageDe RUBENS à VAN DYCK

Tel est le thème proposé par Marc RESTELLINI, directeur de la pinacothèque de Paris, grâce à la collection privée de l’allemand Hans Rudolf GERSTENMAIER. Cet industriel a consacré une quarantaine années de sa vie, par passion, à acquérir des œuvres majeures de la peinture flamande du quinzième au dix-septième siècle.
On entre de plain- pied sur des portraits réalisés par RUBENS et l’on découvre ou redécouvre la vierge de Cumberland.
Son élève prestigieux lui aussi, Anthony Van Dick, maître du portrait notamment avec de magnifiques gravures a l’eau forte sur papier vergé au trait fin amenant une précision remarquable sur les hommes célèbres de leur temps.
Les natures mortes sont largoement représentées , les peintres flamands étant passés maîtres dans la peinture des fleurs, bouquets illuminés, fruits regorgeant de réalisme , coupes en or et verreries de service qui semblent offerts à la main du spectateur, dans une instantanéité saisissante.

L’art religieux est également présent notamment un calvaire d’Adrien Thomasz Key et l’adoration des mages de Martin de Vos.

On voit ici comment cette région du Nord de l’Europe a su croître, s’enrichir et s’élever au rang des plus grands de la culture de l’époque, deux siècles après la renaissance italienne, en transmettant les valeurs et un témoignage émouvant des personnages de cette période par ailleurs très troublée.

L’exposition , par son organisation, la mise en valeur des tableaux par un éclairage subtil, nous plonge dans un univers pictural varié, éclectique, et rend compte de maîtrise technique et la passion de ces maîtres du passé.

On en sort avec l’étrange sentiment d’un trop court passage, en méditant sur les vertus du collectionneur : passion, patience , constance que nous rappelle Marc Restellini.

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